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Netlinking (link building)

71 concepts · 143 preuves

Appartient à : Autorité & liens

Le netlinking, c'est l'art de faire pointer d'autres sites vers le vôtre. Chaque lien fonctionne comme un vote : Google s'en sert depuis ses origines pour juger qu'une page mérite d'être trouvée. Mais tous les votes ne se valent pas, et chercher à les fabriquer plutôt qu'à les mériter est la voie la plus rapide vers une pénalité. Cet article sépare ce qui construit une autorité durable de ce qui l'expose.

Un lien, un vote de confiance

L'idée fondatrice du classement de Google est simple : un lien éditorial d'un autre site dit « cette ressource vaut la peine ». un vote de confiance pour une page (ouvre un nouvel onglet), qu'elle n'obtiendrait pas si elle ne le méritait pas. C'est de ce principe que naît le PageRank inventé par Larry Page (ouvre un nouvel onglet).

Des citations universitaires au PageRank

Le PageRank applique au web le principe des citations académiques : il mesure une importance objective de citation (ouvre un nouvel onglet), en pondérant chaque page par le nombre et la qualité des liens qui la visent. Ce signal a aidé Google à servir de meilleurs résultats que ses concurrents.

Même si Google s'appuie peut-être moins sur les liens qu'avant, ils restent un facteur de classement (ouvre un nouvel onglet). Une étude de 11,8 millions de résultats relevait que le premier résultat a 3,8× plus de liens (ouvre un nouvel onglet) que les positions 2 à 10.

À retenir

Gagner des liens honnêtes, c'est mériter une réputation, pas la manufacturer. La pertinence et la confiance de la source comptent plus que le nombre brut, ce qui nous mène à la vraie question : qu'est-ce qui fait un bon lien ?

Ce qui fait un bon lien : confiance, pertinence, diversité

La qualité d'un lien se juge sur trois axes : confiance, diversité et pertinence (ouvre un nouvel onglet). Un lien qui coche les trois est idéal ; mais c'est le profil global, pas chaque lien isolé, qui doit viser cet équilibre.

L'autorité de la source pondère le vote

Un lien depuis un site et une page plus autoritaires pèse davantage : les SEO ont accumulé des preuves empiriques de cette influence (ouvre un nouvel onglet). Une page qui reçoit elle-même beaucoup de liens transmet cette autorité via PageRank (ouvre un nouvel onglet) — et comme ces pages ont des standards éditoriaux élevés, le lien est plus dur à obtenir, donc plus précieux.

Attention toutefois à ne pas juger un lien sur des métriques agrégées au niveau du domaine (ouvre un nouvel onglet) (DR, DA) : elles combinent les signaux de toutes les pages pour juger une seule, qui peut être orpheline. Pour aller plus loin, voir l'analyse de backlinks.

La pertinence thématique

Un lien depuis un site sur le même sujet a plus de poids : si des sites de référence du domaine lient (ouvre un nouvel onglet), c'est un bon signe de qualité. Un lien n'a de valeur que s'il s'inscrit dans le contexte de la source : inutile de lier un blog marketing depuis une boutique de vêtements (ouvre un nouvel onglet). La pertinence est la condition pour qu'un lien compte comme vote crédible.

La diversité des domaines référents

Cent liens issus de cent domaines distincts forment un signal bien plus fort que cent liens venant de cinq domaines (ouvre un nouvel onglet). Comme plusieurs recommandations indépendantes, des votes de sources variées inspirent davantage confiance — d'où l'importance de surveiller ses domaines référents plus que son nombre de liens.

Le test de l'ingénieur anti-spam

Un bon réflexe : un lien doit avoir une histoire, une raison d'exister dans le texte. S'il passe le « Google Smell Test » (ouvre un nouvel onglet) — un lien que vous montreriez sans gêne à un ingénieur anti-spam — il est sain. Sinon, méfiance.

Le texte d'ancre : signal puissant, arme à double tranchant

Au-delà de PageRank, Google a extrait des liens un second signal : le texte d'ancre, ces mots cliquables, indiquent le sujet de la page visée (ouvre un nouvel onglet) sans même avoir à la visiter. C'est ce qui a aidé Google à dépasser ses concurrents.

Une distribution d'ancres naturelle

Le plus naturel est que chaque ancre n'apparaisse idéalement qu'une fois (ouvre un nouvel onglet), la marque et le nom de domaine dominant le profil. Sur-optimiser les ancres avec des mots-clés commerciaux répétés crée un profil non naturel, directement exposé aux pénalités. C'est l'erreur que les filtres de Google repèrent le plus vite.

Pourquoi l'ancre forcée ne suffit plus

Un brevet Google décrit comment le moteur neutralise le « Google bombing » (ouvre un nouvel onglet) : il calcule la pertinence du lien à partir des phrases réellement présentes sur la page cible, pas seulement de l'ancre. La page visée doit donc vraiment traiter le sujet pour bénéficier de l'ancre — gonfler artificiellement une page avec une ancre trompeuse ne fonctionne pas.

Ce qu'il faut éviter : schémas de liens et pénalités

Échanger de l'argent ou des services contre des liens follow est, aux yeux de Google, une manipulation de son algorithme (ouvre un nouvel onglet). La sanction peut aller jusqu'au retrait du site des résultats. C'est la ligne rouge du netlinking.

PratiqueStatutRisque
Achat de liens followSchéma de liens interditAction manuelle, perte de visibilité
Liens réciproques systématiquesSchéma de liens interditProfil jugé non naturel
PBN (private blog network)Risqué, banni périodiquementCoût élevé, pénalité probable
Ancres sur-optimiséesSur-optimisation (Penguin)Filtrage, perte de positions

Penguin et les schémas explicitement interdits

Depuis 2012, les mises à jour Penguin ciblent le netlinking de faible qualité et la sur-optimisation, capables de endommager gravement la capacité à se classer (ouvre un nouvel onglet). Le « lie-moi et je te lierai » systématique est un schéma de liens explicitement prohibé (ouvre un nouvel onglet). Quant aux PBN, ils sont bannis de temps en temps (ouvre un nouvel onglet) et coûtent souvent plus qu'ils ne rapportent.

Faut-il désavouer ? Souvent, non

Bonne nouvelle : les algorithmes de Google sont conçus pour neutraliser les liens artificiels à grande échelle (ouvre un nouvel onglet). La plupart des sites n'ont jamais à se soucier des liens toxiques — Google les ignore le plus souvent (ouvre un nouvel onglet) sans affecter le classement. Un profil naturel n'est pas parfait, et ne doit pas l'être. Le désaveu de liens reste réservé aux cas d'action manuelle avérée.

Dofollow, nofollow et l'ère des mentions de marque

L'attribut rel="nofollow" dit aux moteurs de ne pas compter le lien comme endossement (ouvre un nouvel onglet). Les liens dofollow sont donc préférables pour le SEO — mais les nofollow ne sont pas sans valeur : ils génèrent du trafic de référence et de la notoriété.

Depuis 2019, un indice et non une directive

En 2019, Google a ajouté les attributs rel=ugc et rel=sponsored, et confirmé qu'il pourrait traiter ces attributs comme des indices (ouvre un nouvel onglet), comptant parfois ces liens dans son graphe. Un profil de liens naturel comporte d'ailleurs des nofollow : un profil composé uniquement de follow optimisés ressemble à du travail de SEO, pas d'utilisateur.

Qualité et quantité, pas l'une contre l'autre

Google voit les liens comme un signal de confiance sur un sujet : plus on accumule de liens depuis des sites autoritaires et pertinents (ouvre un nouvel onglet), plus il fait confiance. C'est une affaire de qualité ET de quantité — mais la qualité d'abord, toujours.

Questions fréquentes

Acheter des backlinks est-il vraiment risqué ?

Oui pour les liens follow. Google considère l'échange de biens contre des liens (ouvre un nouvel onglet) comme un schéma de liens, passible d'une action manuelle. Les liens payés doivent porter l'attribut nofollow ou sponsored.

Combien de backlinks faut-il pour se classer ?

Il n'y a pas de nombre magique. John Mueller (Google) rappelle que c'est la qualité, pas le nombre (ouvre un nouvel onglet) qui compte. Un lien d'un site pertinent et fiable pèse plus que cent liens de fermes de liens.

Dois-je désavouer les liens de mauvaise qualité ?

Rarement. Google ignore le plus souvent les liens de faible qualité (ouvre un nouvel onglet) sans toucher au classement. Le désaveu se réserve aux cas d'action manuelle confirmée dans la Search Console.

Sources

  1. Moz — Beginner's Guide to Link Building (ouvre un nouvel onglet)
  2. Ahrefs — Link building for SEO (ouvre un nouvel onglet)
  3. Ahrefs — Broken link building (ouvre un nouvel onglet)
  4. Ahrefs — Digital PR (ouvre un nouvel onglet)
  5. Ahrefs — Backlink audit (ouvre un nouvel onglet)
  6. Ahrefs — Brand mentions and AI Overviews (ouvre un nouvel onglet)
  7. Backlinko — Link building (ouvre un nouvel onglet)
  8. Backlinko — Search engine ranking factors (ouvre un nouvel onglet)
  9. Aira — The anatomy of a link (ouvre un nouvel onglet)
  10. Aira — What you need to know about PageRank (ouvre un nouvel onglet)
  11. LinkResearchTools — Golden rules of link building (ouvre un nouvel onglet)
  12. Mangools — Link building techniques (ouvre un nouvel onglet)
  13. Pitchbox — Link prospecting hacks (ouvre un nouvel onglet)
  14. Google Search — Ranking results (ouvre un nouvel onglet)
  15. Google Search — Spam policies (link spam) (ouvre un nouvel onglet)
  16. Google Search — Link schemes (ouvre un nouvel onglet)
  17. Google Search Central — December 2022 link spam update (ouvre un nouvel onglet)
  18. Semrush — Toxic links guidelines (ouvre un nouvel onglet)
  19. Semrush — Digital PR (ouvre un nouvel onglet)
  20. Rise at Seven — What is digital PR? (ouvre un nouvel onglet)
  21. Search Engine Journal — Link profile audit (ouvre un nouvel onglet)